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25 april 1870

van

Augustinus Josephus van der Ghinst (bio)

aan

Multatuli

 

Volledige Werken. Deel 14. Brieven en dokumenten uit de jaren 1870-1871 (1982)

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25 april 1870

Brief van A. van der Ghinst aan Multatuli. Eigenhandig concept, met enkele doorhalingen. Dubbel vel folio, tot het midden van blz. 4 beschreven. (A.M.V.C. Antwerpen; fotokopie M.M.)

zoo ben ik, spijt's mij, verplicht: dit laatste woord ontbreekt in het handschrift.

Ve: vide, zie (lat.)

De volledige titels van de drie genoemde boeken zijn:

Léonard Pirmez: Essai sur la queue des comètes. Seconde édition. Bruxelles, Hayez 1860.

Philosophiae naturalis principia mathematica. Auctore Isaaco Newtono, Eq. Aur. Editio tertia aucta & emendata. Londini MDCCXXVI.

J.-B.-C. Riambourg: L'Ecole d'Athènes, ou Tableau des variations et contradictions de la philosophie ancienne. Paris 1829.

Omdat het hs. op vele plaatsen moeilijk leesbaar is, is de tekst met de bovengenoemde werken vergeleken.

Den wel edelen Heere Douwes-Dekker,

Mijn waarde Multatuli,

Het zij mij heden geoorloofd de uittreksels na te schrijven van welke ik op het einde van mijn voorgaanden brief gewag maakte.

Selon Herschel: ‘On a peine à concevoir que des matières projectées à de si énormes distances puissent être recueillies ensuite par la faible attraction de la comète; ce qui explique la diminution progressive et rapide des queues telle qu'on l'a souvent observée’. Et de Humboldt considère comme ‘établi en fait qu'un nombre immense de comètes abandonnent continuellement de la matière aux espaces célestes, la dissipation de leurs énormes queues, dont la longueur peut atteindre et dépasser dix millions de myriamètres (Cos. t. iii. p. 33). ‘De la queue des cometes dit-il encore, longues de plusieurs millions de lieues et épanouie le plus souvent en eventail, se détachent, par l'émanation ou l'évaporation, des particules qui se répandent dans les espaces. (Là, elles forment peut-être elles-mêmes ce milieu résistant qui resserre peu à peu l'orbite de la comète d'Encke; peut-être aussi se mêlent-elles à la matière cosmique qui ne s'est point condensée en corps célestes et n'a pas servi à former la lumière zodiacale). Des parties disparaissent presque sous nos yeux, et nous soupçonnons à peine la por-tion de l'escape où elles s'agrégent de nouveau (Cosm. Vol. 4. p. 410) Dit hier bovenstaande vind ik in het werk: Essai sur la queue des comètes par Léonard Pirmez. 2e Edition. Bruxelles. Hayez. 1860 bladzijde 43 et 44. In het zelfde boek vind ik bladzijde 47 et 48.

D'Alembert, dans l'Encyclopedie dit: Les comètes semblent nécessaires pour l'entretien des liquides qui sont sur les planètes, lesquels s'évaporent continuellement par les végétations et les putrefactions, et se convertissent en terre sèche. Car, comme tous les vegetaux se nourrissent et s'accroissent par les fluides, et qu'ils redeviennent terre pour la plus grande partie par la putrefaction (comme on peut voir par le limon que les liqueurs putréfiantes déposent continuellement), il s'ensuit que, pendant que la terre s'accroît sans cesse, l'eau diminuerait en même proportion, si la perte n'en était pas rétablie par d'autres matières. M. Newton soupçonne que cette partie, la plus subtile et la meilleure de notre air, laquelle est absolument nécessaire pour la vie et l'entretien de tous les êtres, vient principalement des comètes.2)

a. C'est la traduction à peu près littérale de ce passage de Newton: Ad conservationem marium et humorum in planetis requiri videntur cometae; ex quorum exhalationibus et vaporibus condensatis, quicquid liquoris per vegatationem et putrefactionem consumitur, et in terram aridam convertitur, continuo suppleri et refici possit. Nam vegetabilia omnia ex liquoribus omnino crescunt, dein magna ex parte in terram aridam per putrefactionem abeunt, et limus ex liquoribus putrefactis perpetuo decidit. Hinc moles terrae aridae in dies augetur, et liquores, nisi aliunde augmentum sumerent, perpetuo decrescere deberent, ac tandem deficere. Porro suspicor spiritum illum, qui aeris nostri pars minima est sed subtilissima et optima, et ad rerum omnium vitam requiritur, ex cometis praecipue venire (Phil. Nat. princ. mathém., p. 515. Encycl., Ve Comètes)

Dus Herschel, de Humboldt, Newton en d'Alembert beweren dat een deel der cometen zich op andere Hemellichamen stort, en, wat meer is Newton en d'Alembert veronderstellen dat deze stof noodig is om alle planten en dieren in het leven te houden.

De volgenden uittreksels komen uit het boek: L'école d'Athènes par J.B.C. Riambourg, ouvrage couronné par la société catholique - Paris 1830.

Thales dit que c'est l'eau qui produit tout (page 60). Volgens Newton en d'Alembert zou het water van de comeetstof voortkomen. Ana-ximandre rapporte tout à une substance materielle qui n'est ni eau, ni air, ni terre, ni autre chose déterminée, mais un certain infini dans la nature, d'où toutes choses procèdent. (p. 67) Quant aux hommes et aux animaux formés d'abord d'une liqueur épaisse revêtue d'une écorce épineuse, ils devinrent avec l'âge plus secs; puis l'écorce alors se rompant, la race humaine fut produite (p. 68).

Anaximène, disciple de ce dernier, tout en retenant l'idée d'une substance unique et infiniment étendue, par qui toutes choses sont engendrées... prétend que c'est l'air qui est le premier principe (p. 68). Newton noemt dit: Aeris nostri pars minima sed subtilissima et optima. Anaxagore conçoit d'abord une matière 1) sans bornes composée de parties très-petites, éparses et confuses. Cette masse primitive sans ordre, sans1) mouvement, sans beauté, renferme les éléments de toutes les espèces de choses, distingués les uns des autres par leur essence propre; et se différenciant par leurs qualités particulières. L'intelligence divine portant son action sur cette masse informe, y mit l'ordre, lui imprima le mouvement1), le monde en est résulté (p. 74). Ik hoop dat het scheppingstelsel dezer wijsgeren, met de denkwijze van Newton en d'Alembert verbonden, nog al goed overeenkomt met hetgeen ik de eer gehad heb u te schrijven. Doch eenige uitdrukkingen van Anaxagoras dienen om hun onjuistheid wederlegd te worden; en, daar ik niet stellig weet hoe men sommige woorden zoo als espace vide enz. wetenschappelijk in 't hollands zegt, zoo ben ik, spijt's mij, verplicht dit in 't frans te zeggen.

1) 1) 1). On peut concevoir un espace sans bornes, mais non pas une matière sans bornes. La matière est nécessairement composée d'atomes; et, quelques nombreux qu'ils soient, leur nombre peut être représenté par x. Passé le nombre x atomes, il n'y a plus de matière, l'espace continue toujours, mais c'est dans le vide. Or, les différentes parties de la matière primitive d'Anaxagore devaient avoir les unes sur les autres, de par leur poids specifique seul, une force d'attraction et de répulsion. Le vide dans lequel elles se trouvaient leur permettait de s'étendre, de se rapprocher, de se détacher, sans qu'elles pussent jamais être arrêtées par des bornes quelconques. Donc le mouvement a commencé au moment même que la matière primitive a existé; et, s'il est permis de dire que la matière n'a pas eu de commencement, on doit l'admettre aussi pour le mouvement. Du reste le vide seul suffit pour empêcher qu'une matière quelconque y soit dans l'immo-bilité: Pour qu'un objet soit réellement sans mouvement, il faudrait qu'il fut appuyé sur un autre objet également immobile, ce second sur un troisieme et ainsi de suite à l'infini, ce qui est impossible.

de noodzaaklijkheid, altijd de noodzaaklijkheid.

Hopende dat mijn geschrijf u niet al te veel zal verveeld hebben, dat gij mij den dienst zult willen bewijzen van mij daar over recht uit uw gedacht te zeggen, hopende vooral dat deze u welvarend, tevreden, en altijd sterk van gezondheid vinden zal, zoo ben ik eerbiediglijk,

Mijn W.M.t.

Uw zeer toegenegen en dankbare dien. en bewonderaar

Brugge, den 25 april 1870

Den wel edelen Heere Douwes Decker

bijgenaamd Multatuli

Denker en schrijver van Max havelaar enz te 'S gravenhage